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Les Sharks de San Jose ont scellé mercredi l'avenir de leur phénomène en faisant de Macklin Celebrini le joueur le mieux payé de la LNH. À 20 ans, le premier choix de la draft 2024 a paraphé une prolongation de cinq saisons pour 94 millions de dollars, soit un salaire annuel moyen de 18,8 millions. Un montant qui efface le record établi quelques semaines plus tôt par le centre des Ducks Leo Carlsson, bloqué à 18 millions par an.
Un chèque record pour un pari assumé
Le directeur général Mike Grier a officialisé la signature mercredi, levant les derniers doutes qui pesaient sur des négociations entamées dès la fin de la saison régulière.
Le directeur général Mike Grier a officialisé la signature mercredi, levant les derniers doutes qui pesaient sur des négociations entamées dès la fin de la saison régulière. Le contrat, qui entrera en vigueur à l'issue de la dernière année du pacte rookie de Celebrini, le lie à la Baie jusqu'en 2031-2032. Il touchera 18,8 millions de dollars par saison, une moyenne annuelle jamais vue dans la ligue.
Détail révélateur : le clan Celebrini a refusé une offre encore plus généreuse avoisinant les 20,8 millions annuels, comme l'ont rapporté Yahoo Sports et ClutchPoints. Le jeune homme et son agent ont préféré une durée de cinq ans plutôt qu'un engagement plus long, un choix qui lui permettra de tester à nouveau le marché à 25 ans, en pleine force de l'âge. Une décision qui en dit long sur la confiance qu'il place dans sa propre trajectoire.
Une saison 2025-26 qui a tout déclenché
Si les Sharks n'ont pas hésité à ouvrir le coffre-fort, c'est que Celebrini a balayé tous les doutes au cours de l'exercice 2025-26. Le natif de Vancouver a compilé 115 points, pulvérisant le record de franchise pour un joueur de son âge et s'imposant comme l'un des centres les plus complets du circuit. Son empreinte dépasse les chiffres : capitaine associé à seulement 19 ans, il a porté une équipe en pleine reconstruction avec une maturité qui a surpris jusqu'à son propre entraîneur, Ryan Warsofsky.
La greffe a pris immédiatement entre le premier choix de 2024 et une organisation qui cherchait un visage depuis le départ de Joe Thornton, puis la retraite de Joe Pavelski. Celebrini coche toutes les cases : production offensive, responsabilité défensive, leadership naturel et une éthique de travail déjà légendaire dans le vestiaire californien. Son trophée Calder, décroché haut la main, n'aura été qu'une formalité.
San Jose construit son avenir autour d'une étoile
Ce chèque monumental ancre la stratégie des Sharks pour les années à venir. La franchise californienne, qui n'a plus goûté aux séries éliminatoires depuis 2019, mise tout sur un noyau jeune articulé autour de Celebrini, Will Smith et Quentin Musty. Le plafond salarial devrait continuer à grimper dans les prochaines saisons, ce qui rend le montant moins étouffant qu'il n'y paraît sur le papier.
Reste que le précédent Carlsson place immédiatement une pression palpable sur les épaules du nouveau multimillionnaire. Chaque mise en échec, chaque présence en infériorité numérique sera scrutée à l'aune de ce salaire record. Les comparaisons avec Connor Bedard à Chicago ou Adam Fantilli à Columbus — l'autre premier choix de 2023 qui attend toujours son propre mégacontrat — ne manqueront pas d'alimenter les débats d'ici le camp d'entraînement.
La LNH franchit un cap salarial
Le contrat de Celebrini n'est pas un épisode isolé. Carlsson, Bedard, Fantilli : la nouvelle génération fait exploser les grilles salariales à une vitesse que les directeurs généraux les plus aguerris peinent à anticiper. L'ère des mégacontrats post-pandémie a commencé avec Auston Matthews et Nathan MacKinnon ; elle s'accélère désormais avec des gamins de 20 ans qui n'ont pas encore l'âge de louer une voiture sans supplément jeune conducteur.
Pour San Jose, l'équation est limpide : le prix à payer pour retenir un talent générationnel dans un marché secondaire passe par des chiffres qui auraient fait tousser n'importe quel propriétaire il y a cinq ans. Le retour sur investissement se mesurera en victoires, en affluence au SAP Center et, à terme, en bannières de champion. Celebrini a le chèque ; c'est maintenant à lui d'écrire la suite.