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Un renfort d'expérience en DEL
Les Löwen Francfort ont officialisé la signature d'Austin Wagner. L'ailier canadien de 28 ans s'est engagé pour une saison avec le club hessois, portera le numéro 91 floqué sur le maillot et constitue l'un des renforts étrangers les plus expérimentés de l'intersaison allemande. L'annonce, publiée mardi 21 juillet 2026, a été confirmée par le communiqué officiel du club, par Planète Hockey et par la base de données Elite Prospects, ce qui en fait l'un des transferts les mieux documentés du début d'été en PENNY DEL.
Ce sacre, glané au printemps 2018 face aux Washington Capitals, reste à ce jour le moment fort de sa carrière nord-américaine.
Un parcours forgé en Amérique du Nord
Repêché au quatrième tour par les Los Angeles Kings en 2015, Wagner a disputé 178 matchs en saison régulière de NHL entre 2018 et 2023, inscrit 35 points et remporté la Coupe Stanley en 2018 avec la franchise californienne, à seulement 21 ans. Ce sacre, glané au printemps 2018 face aux Washington Capitals, reste à ce jour le moment fort de sa carrière nord-américaine. Sa trajectoire a ensuite basculé vers la ligue américaine, où il a ajouté plus de 200 rencontres en AHL avec les Ontario Reign puis avec d'autres clubs affiliés, étoffant un profil de travailleur de l'ombre plutôt que de star offensive. La saison 2024-2025 l'a vu s'exiler en Asie, avec les Shanghai Dragons, en moyennant près d'un point par match avant que le projet ne s'arrête faute de financements stables. Une parenthèse chinoise qui ne l'a pas coupé du haut niveau, et qui a entretenu sa forme avant l'opportunité allemande.
Pourquoi Francfort mise sur lui
La direction des Löwen cherche à densifier son attaque après une saison 2025-2026 correcte mais décevante en play-offs, sortie dès les quarts de finale face à Mannheim. Le profil de Wagner coche plusieurs cases recherchées par l'entraîneur : vitesse de patinage, expérience du hockey nord-américain, gabarit d'ailier physique capable de jouer en power-play comme en infériorité numérique. Le communiqué du club allemand parle d'un « patineur de haut niveau » dont la feuille de route parle d'elle-même, et insiste aussi sur son rôle attendu dans le vestiaire, où le leadership d'un ancien champion de la Coupe Stanley n'a pas de prix.
Dans une DEL qui accueille de plus en plus d'anciens joueurs de NHL — l'ailier Curtis Valk a par exemple quitté Lugano pour Schwenningen, rappelle Eishockey.net —, Wagner s'inscrit dans une tendance de fond : la ligue allemande offre du temps de jeu, une visibilité européenne et un cadre compétitif à des joueurs que la NHL n'a pas réussi à stabiliser. Le championnat, qui aligne quatorze clubs sur deux conférences, dispose d'un salary cap encadré et d'un calendrier régulier de 52 matchs, un format qui convient aux profils expérimentés. Pour les Löwen, l'enjeu est aussi économique : l'arrivée d'un profil connu booste la billetterie de l'Eissporthalle am Ratsweg et alimente l'intérêt des partenaires commerciaux, dans une ville qui vibre pour le hockey depuis la remontée du club dans l'élite.
Une vitrine avant les JO 2026
La saison 2026-2027 de DEL s'ouvre dans un contexte particulier, à quelques mois des Jeux olympiques de Milan-Cortina, où plusieurs joueurs européens du championnat seront observés par les sélectionneurs nationaux. Wagner, lui, n'est pas concerné par ces enjeux : son objectif est plus simple, reprendre du plaisir, retrouver du temps de glace et, pourquoi pas, taper dans l'œil d'un club de NHL d'ici la fin de la saison si une opportunité de dernière minute se présentait. Le championnat allemand, avec ses cadences élevées et son calendrier condensé, lui en donnera l'occasion dès la fin août, avec un premier déplacement attendu sur la patinoire de Düsseldorf.
L'intégration de Wagner passera par un camp d'entraînement dès la fin du mois, avant les premiers matchs de préparation prévus en septembre face à des clubs suisses et tchèques. Francfort vise les play-offs et ambitionne de concurrencer les Munich, Mannheim et autres Eisbären Berlin, qui trustent les titres depuis une décennie. Pour Wagner, c'est une nouvelle page, plus calme qu'une carrière NHL mais utile pour rappeler qu'il a encore du hockey à offrir. La DEL, elle, gagne un nouvel ambassadeur nord-américain de plus, et le public hessois, toujours friand de gros gabarits, sait déjà qu'il pourra compter sur un ailier prêt à en découdre dès l'ouverture du championnat.