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Le compte à rebours est lancé. Dimanche 19 juillet, le MetLife Stadium de New York accueillera la finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Espagne et l'Argentine. Mais à 48 heures du coup d'envoi, l'ambiance est tout sauf sereine. Entre une enquête de la FIFA qui cible le camp argentin, l'incertitude autour de la blessure de Lamine Yamal et les déclarations enflammées d'Emiliano Martinez sur les Malouines, ce Mondial s'achève dans un climat électrique.
L'ombre d'une enquête sur le parcours argentin
La FIFA a confirmé jeudi l'ouverture d'une enquête visant la sélection argentine après sa demi-finale remportée 2-1 face à l'Angleterre.
La FIFA a confirmé jeudi l'ouverture d'une enquête visant la sélection argentine après sa demi-finale remportée 2-1 face à l'Angleterre. Si la nature exacte des investigations reste floue, plusieurs médias évoquent des incidents disciplinaires dans le tunnel du Hard Rock Stadium de Miami ainsi que des chants à caractère politique entonnés par les supporters argentins.
Le contexte géopolitique n'arrange rien : la demi-finale entre les deux nations ravivait le souvenir du quart de finale de 1986 et de la guerre des Malouines. Une tension qui n'a pas échappé au sélectionneur Lionel Scaloni, contraint de répondre aux questions sur le sujet en conférence de presse plutôt que de parler football.
Yamal, le prodige incertain
C'est l'autre dossier brûlant côté espagnol. Lamine Yamal, 19 ans, touché lors de la demi-finale remportée face à la France (2-0) lundi soir à Dallas, n'a pas participé à l'intégralité de la séance d'entraînement de jeudi. Le prodige du Barça, qui avait posté sur Instagram une photo provocatrice de son but contre les Bleus à l'Euro 2024 avant la demi-finale, pourrait être ménagé.
Luis de la Fuente a refusé de confirmer sa titularisation vendredi, se contentant d'un laconique « on verra demain ». Une absence du gamin de Rocafonda serait un coup dur pour la Roja, tant son entente avec Pedri et Olmo a dynamité les défenses adverses tout au long du tournoi.
Messi-Yamal : une photo, 19 ans d'écart
La finale offrira aussi un face-à-face que personne n'avait anticipé. En 2007, un jeune Lionel Messi posait avec un bébé dans les bras pour un calendrier caritatif organisé par le Barça et le Diario Sport. Ce bébé s'appelait Lamine Yamal. La photo, ressortie par Euronews et devenue virale, montre Messi, 20 ans à l'époque, lavant un nourrisson de quelques semaines dans un bain improvisé. Dix-neuf ans plus tard, les deux hommes se retrouvent pour le titre le plus prestigieux du football mondial.
Dibu Martinez, les Malouines et la petite finale
Emiliano « Dibu » Martinez n'a rien fait pour calmer le jeu. Après sa prestation héroïque contre l'Angleterre, le gardien argentin a esquivé une question sur les îles Malouines — un silence qui a été interprété comme une provocation délibérée par une partie de la presse britannique et argentine. Résultat : une polémique de plus qui parasite l'approche de la finale.
Pendant ce temps, l'équipe de France prépare la petite finale face à l'Angleterre. Didier Deschamps a refusé une sortie nocturne à ses joueurs à Miami, soucieux de garder le groupe concentré sur l'objectif médaille de bronze. Une décision qui en dit long sur l'état d'esprit du sélectionneur après l'élimination en demi-finale.
Dimanche, l'Espagne visera un deuxième sacre mondial après 2010. L'Argentine de Messi tentera le doublé après 2022. Mais d'ici là, c'est le microcosme du football mondial tout entier qui retient son souffle, entre enquêtes, blessures et polémiques.