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WTA Iasi : la pluie force Badosa et Sherif à patienter jusqu'à lundi, une renaissance en suspens

Le ciel roumain n'a pas voulu collaborer. Prévue dimanche après-midi sur la terre battue du Baza Sportiva Ciric, la finale du WTA 250 de Iasi entre Paula Badosa et Mayar…

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Le ciel roumain n'a pas voulu collaborer. Prévue dimanche après-midi sur la terre battue du Baza Sportiva Ciric, la finale du WTA 250 de Iasi entre Paula Badosa et Mayar Sherif a été reportée à ce lundi 20 juillet à 11h00 heure locale (10h00 à Paris) en raison de pluies diluviennes. Une décision prise conjointement par les organisateurs, les joueuses et la WTA, le site ne disposant pas de couverture de court.

L'attente sera brève, mais elle pèse lourd. Pour l'Espagnole comme pour l'Égyptienne, ce match représente bien plus qu'un trophée : c'est une porte ouverte vers la lumière après des mois passés dans l'ombre.

Pour l'Espagnole comme pour l'Égyptienne, ce match représente bien plus qu'un trophée : c'est une porte ouverte vers la lumière après des mois passés dans l'ombre.

Paula Badosa, la renaissance par la terre

Il y a encore deux ans, Paula Badosa tutoyait le sommet. Numéro 2 mondiale en avril 2022, l'Espagnole de 28 ans incarnait la relève du tennis féminin avec son jeu puissant et son charisme. Puis les blessures sont venues. Dos, épaule, confiance envolée : Badosa a dégringolé au-delà de la 100e place mondiale, jusqu'à flirter avec la sortie du Top 150.

Cette finale à Iasi est sa première à ce niveau depuis 2024. Avec les points déjà engrangés en Roumanie, elle grimpe virtuellement autour de la 103e place mondiale. Un succès lundi la rapprocherait du Top 100, objectif symbolique mais crucial pour une joueuse qui aspire à retrouver les grands tableaux sans passer par les qualifications. Son parcours à Iasi a été maîtrisé : aucune défaillance majeure, une solidité retrouvée sur terre battue, surface qui l'avait révélée. « Elle confirme sa renaissance », titrait TennisWorld il y a deux jours.

Mayar Sherif, l'Égypte aux portes de l'histoire

En face, Mayar Sherif n'a rien d'une faire-valoir. L'Égyptienne de 29 ans, ancienne 31e mondiale, dispute elle aussi sa première finale WTA depuis 2024. Pionnière du tennis égyptien — elle reste la seule joueuse de son pays à avoir intégré le Top 100 et remporté un titre WTA —, Sherif a bâti sa carrière sur la terre battue, surface où son lift lourd fait merveille.

Son tournoi roumain a été un sans-faute, avec des victoires convaincantes qui rappellent sa meilleure version. Une victoire lundi lui offrirait un deuxième titre en carrière après Parme 2022, et un retour fracassant dans le Top 70. Pour une joueuse qui partage son temps entre le circuit et la défense du tennis africain, l'enjeu dépasse le cadre individuel.

Un duel indécis sous le soleil attendu

Les prévisions météo pour lundi à Iasi sont plus clémentes : le soleil devrait enfin percer. Sur le papier, Badosa part avec un léger avantage — son plafond de jeu est plus élevé, son expérience des grands rendez-vous plus fournie. Mais Sherif a déjà prouvé qu'elle savait renverser des montagnes sur terre battue.

Le double, lui, a déjà rendu son verdict dimanche entre les averses : la paire Anastasia Detiuc - Irina Khromacheva a dominé Alina Charaeva et Zhibek Kulambayeva (4-6, 6-2, 10-5) pour décrocher le titre.

Quelle que soit l'issue, la finale de Iasi 2026 restera comme le symbole d'un tennis féminin qui ne renonce jamais — même quand le ciel lui tombe sur la tête.

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