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Entre Madonna à la mi-temps, des bagues de champion pour les vainqueurs et Donald Trump en tribunes, la finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Espagne et l'Argentine a pris dimanche des airs de Super Bowl. Une mise en scène sans précédent dans l'histoire du football mondial, copiée sur les grands rendez-vous sportifs nord-américains.
Au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey, les deux géants hispanophones du football mondial s'affrontaient pour le titre suprême. Mais au-delà du duel sportif entre la Roja de Lamine Yamal et l'Albiceleste de Lionel Messi, c'est toute une mise en scène inédite qui a marqué cette 23e finale de Coupe du monde. Les caméras du monde entier ne filmaient pas seulement un match, elles suivaient un spectacle total pensé pour la télévision.
Au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey, les deux géants hispanophones du football mondial s'affrontaient pour le titre suprême.
Un show de mi-temps digne du Super Bowl
La FIFA a vu les choses en grand. Madonna et Shakira ont été programmées pour un show de mi-temps qui a fait gonfler la traditionnelle pause de quinze minutes à au moins vingt-cinq. Jennifer Hudson a interprété l'hymne américain, le ténor Christopher Macchio a livré un America the Beautiful, et la cérémonie de clôture d'avant-match mettait en vedette Post Malone et Tom Cruise. Une touche résolument américaine pour une finale qui opposait pour la première fois depuis 1930 deux nations hispanophones, et qui entrait de plain-pied dans l'ère du sport-spectacle made in USA.
Sécurité maximale et files d'attente records
La présence du président américain Donald Trump a entraîné un renforcement exceptionnel de la sécurité, avec un dispositif habituellement réservé aux grands événements politiques. Journalistes, artistes et bénévoles ont patienté jusqu'à trois heures sous l'œil des agents, détecteur de métaux en main. Les supporters, vêtus de bleu et blanc ou de rouge et jaune, ont franchi les portes plus rapidement mais ont dû à leur tour faire la queue une fois à l'intérieur, notamment devant les boutiques officielles où les maillots s'arrachaient à 130 dollars pièce.
Polémiques et traditions importées
Le tournoi a adopté plusieurs traditions américaines, non sans controverse. Des pauses fraîcheur en cours de mi-temps, utilisées par les diffuseurs pour multiplier les publicités, jusqu'aux bagues de champion promises aux vainqueurs — une spécificité des sports US importée pour l'occasion. Les inquiétudes sur la qualité de l'air liées aux incendies canadiens se sont dissipées avec le nuage de fumée qui planait sur la région, et la chaleur accablante des dernières semaines a laissé place à un ciel bleu opportun.
Dans les tribunes, les supporters semblaient se répartir équitablement entre les deux camps, loin d'une ambiance unilatéralement acquise comme on l'aurait imaginé pour un match joué aux États-Unis. « J'étais à la finale de 2010 en Afrique du Sud, quand l'Espagne a gagné », a confié Dxema Azcarate, maillot espagnol sur le dos et drapeau peint sur la joue. « Je ne suis pas sûr d'avoir une troisième opportunité dans ma vie. »
Reste à savoir si cette américanisation du football survivra à l'édition 2026 ou si elle restera une parenthèse dictée par le pays hôte. La FIFA, elle, observe les recettes avec attention et mesure déjà l'effet d'image d'une finale pensée comme un grand show planétaire.