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Vancouver verrouille Zeev Buium avec un pari à 75 millions

Les Canucks ont choisi de ne pas attendre. Zeev Buium, défenseur de 20 ans arrivé à Vancouver la saison passée, a accepté une prolongation de huit ans qui entrera en…

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Les Canucks ont choisi de ne pas attendre. Zeev Buium, défenseur de 20 ans arrivé à Vancouver la saison passée, a accepté une prolongation de huit ans qui entrera en vigueur en 2027-2028. Le montant est lourd : 75,04 millions de dollars au total, avec un salaire annuel moyen de 9,38 millions. Pour un joueur qui compte seulement 76 matchs de saison régulière en NHL, c'est un engagement massif. Pour Vancouver, c'est surtout un message très clair sur la suite du projet.

Un contrat qui fixe la hiérarchie

Buium n'est plus seulement un jeune défenseur prometteur que l'on protège dans le discours.

Buium n'est plus seulement un jeune défenseur prometteur que l'on protège dans le discours. Avec ce bail, il devient l'un des piliers contractuels des Canucks. Le club paie l'avenir autant que le présent : mobilité, relance, marge de progression et profil rare de défenseur capable d'influer sur le jeu sans attendre cinq saisons de plus.

La saison dernière, Buium a totalisé 26 points, six buts et 20 passes, en 76 rencontres partagées entre le Wild du Minnesota et Vancouver. Avec les Canucks, il a inscrit 12 points en 45 matchs. Ces chiffres ne crient pas encore superstar à eux seuls, mais ils dessinent un joueur déjà utilisé dans un rôle sérieux, avec assez d'outils pour justifier un pari agressif avant que le marché ne grimpe davantage.

Pourquoi Vancouver accélère

Le calendrier a compté. Les Canucks avaient une fenêtre pour signer une extension de huit ans avant l'entrée en vigueur d'une limite plus restrictive sur la durée maximale de certains contrats. En sécurisant Buium maintenant, Vancouver achète de la visibilité et évite de laisser le dossier s'ouvrir dans un environnement salarial potentiellement plus cher.

Le directeur général Ryan Johnson a aussi lié cette décision au vestiaire. Au-delà des qualités sur glace, le club met en avant l'énergie et le leadership d'un joueur encore très jeune. C'est évidemment le genre de formule que toutes les organisations aiment employer en septembre ; ici, elle pèse davantage parce qu'elle accompagne un chèque très concret. On ne parle pas d'un compliment de camp d'entraînement, mais d'un contrat qui couvre la majeure partie de la décennie à venir.

Un CV déjà dense pour son âge

Buium arrive avec une carte de visite solide. Champion NCAA avec Denver en 2024, médaillé d'or avec les États-Unis chez les moins de 18 ans puis aux Mondiaux juniors, il a déjà connu plusieurs contextes de pression avant même de s'installer pleinement dans la ligue. Repêché au premier tour par Minnesota en 2024, il a fait ses débuts NHL en séries avant d'être envoyé à Vancouver dans l'une des grandes transactions récentes de l'organisation.

Cette trajectoire explique en partie l'audace des Canucks. Le club ne rémunère pas seulement 76 matchs : il rémunère un profil, une courbe et la conviction qu'un défenseur moderne peut devenir cher très vite. La contrepartie est évidente. À 9,38 millions par saison, Buium devra rapidement dépasser le statut de jeune joueur intéressant pour entrer dans celui d'élément structurant.

Le pari peut devenir une affaire

Ce type de contrat se juge rarement au lendemain de la signature. S'il devient un défenseur de première paire capable de porter de grosses minutes, Vancouver aura verrouillé un joueur premium avant son explosion complète. S'il stagne, le poids salarial sera difficile à ignorer, surtout dans une équipe qui veut redevenir durablement compétitive.

La prochaine saison servira donc de première vraie mesure, même si l'extension ne démarre qu'en 2027. Les Canucks ont posé leur mise sur la table : Buium fait partie du noyau qu'ils veulent voir grandir, pas d'un décor interchangeable. À lui maintenant de transformer cette avance de confiance en minutes solides, en responsabilités assumées et, surtout, en soirées où Vancouver n'aura plus besoin d'expliquer pourquoi il a signé si long.

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