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Les Lakers de Rapperswil refusent le bricolage et ciblent un centre d'impact

Le marché des transferts estival bat son plein en National League suisse, mais les SC Rapperswil-Jona Lakers ont choisi de ne pas céder à la précipitation. Trois…

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Le marché des transferts estival bat son plein en National League suisse, mais les SC Rapperswil-Jona Lakers ont choisi de ne pas céder à la précipitation. Trois semaines après le départ contraint de Mike Sgarbossa, le club saint-gallois cherche toujours le centre qui viendra compléter son alignement, et la direction sportive campe sur une exigence : trouver le bon joueur, ou ne signer personne. Une posture rare dans un championnat où les places d'importés sont précieuses et où chaque été voit son lot de signatures hâtives destinées à rassurer les supporters.

Le profil recherché est aussi précis qu'ambitieux. Rapperswil veut un pivot capable d'évoluer dans les deux sens de la patinoire, de produire offensivement à un rythme soutenu et d'apporter une dose de leadership dans un vestiaire qui a montré des signes de fébrilité la saison passée. En d'autres termes, le mouton à cinq pattes que toutes les équipes convoitent au cœur de l'été. La rareté du profil explique la patience affichée : les dirigeants savent qu'un mauvais choix pourrait plomber une saison entière.

En d'autres termes, le mouton à cinq pattes que toutes les équipes convoitent au cœur de l'été.

Le feuilleton Sgarbossa

Ce poste devait initialement revenir à Mike Sgarbossa. Le Canadien de 33 ans, fort d'une solide expérience nord-américaine entre NHL et AHL, avait signé en avril après la résiliation de son contrat avec Lugano. Fort de 65 matchs dans la grande ligue avec les Capitals de Washington, les Ducks d'Anaheim et les Sharks de San José, Sgarbossa apportait un pedigree offensif certain. Les Lakers tenaient leur homme : un centre gauche expérimenté, prêt à poser ses valises au bord du lac de Zurich après un passage mitigé à Berne où il avait été prêté en janvier. Son contrat courait jusqu'en 2027, et le club avait bâti une partie de son projet autour de lui.

Trois mois plus tard, le 3 juillet, tout s'effondre. Le club annonce que Sgarbossa reste au Canada pour des raisons familiales et résilie son engagement d'un commun accord. « Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite et nous allons rapidement pourvoir la sixième place d'import », communiquait alors la direction sur le site officiel des Lakers. Rapidement, le mot était lâché. Mais rapidement ne signifie pas n'importe comment. La même communication précisait que le club se donnait le temps de trouver le profil idoine, quitte à patienter jusqu'à la fin du marché.

Six importés, une case vide

Le contingent étranger des Lakers est aujourd'hui au complet sur le papier. Tanner Fritz, prolongé pour une saison supplémentaire le 7 juillet, occupe la sixième et dernière licence d'import autorisée par le règlement de la National League. Le Canadien de 31 ans sort d'un exercice correct mais pas flamboyant, et sa prolongation a davantage valeur de filet de sécurité que de solution définitive. C'est bien sur le marché que Rapperswil entend dénicher la pièce manquante. Les recruteurs scrutent les joueurs encore disponibles, notamment ceux qui pourraient être libérés par des clubs nord-américains à l'approche des camps d'entraînement de la NHL. La date butoir du 15 septembre, jour du premier match à Kloten, laisse encore près de deux mois de manœuvre.

Le cap de la régularité

Derrière cette quête ciblée se dessine l'ambition plus large d'un club qui refuse de stagner. Les Lakers ont atteint les play-in la saison dernière, poussant le CP Berne dans ses retranchements lors d'un deuxième tour accroché avant de céder. Une performance honorable, mais insuffisante aux yeux d'une organisation qui aspire à s'installer durablement dans le top huit de la National League. L'effectif compte vingt-et-un joueurs sous contrat, dont une ossature suisse solide bâtie autour de jeunes formés au club et de cadres expérimentés. Mais c'est au centre que tout se joue : sans un pivot fiable dans les deux sens, l'équilibre collectif reste précaire.

La direction le sait et préfère naviguer à vue quelques semaines de plus plutôt que de se précipiter sur un nom qui ne cocherait pas toutes les cases. Une approche risquée, mais cohérente, dans un championnat où les erreurs de casting se paient cash et où une place d'importé gaspillée peut faire la différence entre les play-off et une saison anonyme.

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