Rédigé avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle et vérifié par des contrôles automatisés.
Alexandra Eala n'en finit plus de surprendre. La Philippine de 19 ans, 52e mondiale, a écarté Naomi Osaka en demi-finale du WTA 500 de Washington samedi, décrochant une place en finale contre Jessica Pegula. Issue des qualifications à Memphis plus tôt cette saison, la gauchère au jeu varié confirme qu'elle n'est pas qu'un feu de paille sur le circuit. En l'espace de six mois, Eala est passée des tournois ITF aux demies d'un WTA 500, une ascension éclair qui rappelle les trajectoires précoces d'une Coco Gauff ou d'une Mirra Andreeva.
Face à l'ancienne numéro un mondiale, Eala a livré une partition tactique impeccable. Variant les trajectoires, usant d'un revers lifté pour écarter Osaka de sa zone de frappe et d'un service placé qui a constamment gêné la Japonaise, elle a retourné une situation mal engagée dans le deuxième set pour s'imposer en trois manches (6-4, 3-6, 6-3). Osaka, qui restait sur un succès probant contre Elisabetta Cocciaretto en quarts, n'a jamais trouvé la clé face à une adversaire qui refusait de céder du terrain.
Face à l'ancienne numéro un mondiale, Eala a livré une partition tactique impeccable.
Cette victoire est la deuxième d'Eala sur le sol américain après son parcours remarqué à Berlin en juin, où elle avait déjà fait tomber Elina Svitolina au premier tour. C'est aussi le plus gros résultat de sa jeune carrière en simple, et une confirmation que son titre à Memphis n'était pas un accident.
Pegula, la favorite au rendez-vous
Dans l'autre demi-finale, Jessica Pegula a assumé son statut de tête de série numéro un. L'Américaine a dominé Diana Shnaider en deux sets (7-5, 6-4) au terme d'un match plus accroché que ne l'indique le score. Shnaider, 31e mondiale, a poussé Pegula dans ses retranchements, notamment dans une première manche où les deux joueuses se sont échangé quatre breaks. La Russe, finaliste à Wimbledon il y a trois semaines, a longtemps tenu la cadence avant de céder sur la durée.
Pegula, finaliste du dernier US Open, a fait parler son expérience dans les moments clés. À 5-5, elle a élevé son niveau pour breaker puis conclure sur son service. La seconde manche a suivi un scénario similaire, avec une Américaine intraitable en défense et clinique sur les balles de break. Son coup droit le long de la ligne, qui lui avait tant fait défaut à New York en septembre dernier, a cette fois fait la différence dans les échanges décisifs.
La native de Buffalo retrouvera donc Alexandra Eala pour leur première confrontation sur le circuit. Une finale inédite qui oppose deux styles radicalement différents : la puissance et l'expérience de Pegula, 31 ans, contre la créativité et l'insouciance d'Eala.
Fritz et Jodar dans le dernier carré masculin
Chez les hommes, Taylor Fritz poursuit sa route. L'Américain, 10e au classement ATP, a validé son billet pour les demi-finales où il affrontera son compatriote Alex Michelsen. Fritz, qui n'avait plus atteint ce stade dans la capitale américaine depuis 2023, monte en puissance sur le dur nord-américain, une surface où il avait brillé jusqu'en finale de l'US Open en 2024. Un genou douloureux l'avait contraint à déclarer forfait à Wimbledon, mais le Californien assure que la gêne est derrière lui.
L'autre demi-finale met aux prises le jeune Espagnol Daniel Jodar, 18 ans, qui bouscule déjà les cadors, et l'Italien Lorenzo Musetti, dont le tennis tout en toucher fait merveille sur cette surface. Jodar impressionne par sa maturité tactique et sa faculté à accélérer en coup droit dans les instants décisifs. Le gaucher catalan, issu des qualifications, est le plus jeune demi-finaliste d'un ATP 500 depuis Carlos Alcaraz à Barcelone en 2021.
Ce tournoi de Washington, dernière répétition avant l'US Open pour de nombreux joueurs, tient toutes ses promesses. Côté féminin, une finale entre la patronne américaine et la tornade philippine promet un choc des générations et des styles. Côté masculin, les réponses tomberont ce dimanche sur le Stadium Court de Rock Creek Park.